En France, l'Assemblée nationale a adopté la création d’un droit à l’aide à mourir, une réforme débattue depuis des années. Le texte a été approuvé par 299 voix contre 226 et doit maintenant retourner au Sénat.
Avant le vote final, les députés ont revu plusieurs points sensibles. Ils ont rétabli l’auto‑administration de la substance létale comme principe, l’intervention d’un soignant devenant exceptionnelle. Ils ont également précisé que la souffrance psychologique seule ne peut ouvrir droit à l’aide à mourir, contrairement à la version initiale.
Les parlementaires ont confirmé les critères d’éligibilité, la procédure collégiale et la clause de conscience. Les tentatives de renommer la mesure en « suicide assisté » ou « euthanasie » ont échoué, mais un délit d’incitation a été ajouté.
Le texte doit maintenant repartir au Sénat, qui l’examinera en avril. En cas de désaccord persistant, l’Assemblée pourrait avoir le dernier mot. Falorni estime qu’une adoption définitive avant l’été reste envisageable.
Pascal Lemontel
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